Confraternita di Speluncatu
Règlement de la confrérie
La confrérie est une assemblée soucieuse de mettre en pratique les commandements de Dieu et de l’Église.
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. […] Tu aimeras ton prochain comme toi-même. À ces deux commandements se rattache toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »
Lors des réunions ou des répétitions, chaque fois que la confrérie œuvre, deux cierges sont allumés sur l’autel. Ils rappellent ces deux commandements.
Une communauté de frères
Les confrères essaient de se comporter comme des frères en Jésus-Christ. Ils sont égaux et aucun confrère, quelle que soit sa fonction, ne peut exercer un commandement sur la confrérie. La confrérie ne peut être commandée que par la confrérie.
La confrérie ne repose pas sur les actions d’un seul, mais sur la volonté commune. Chaque confrère doit avoir un rôle et aucun ne doit être oublié. Le vrai travail de la confrérie est de construire ensemble.
Réunions et décisions collectives
Toutes les décisions sont prises par l’ensemble de la confrérie lors de réunions ordinaires ou extraordinaires, dont l’ordre du jour écrit précise les questions à régler.
Chaque confrère doit pouvoir parler librement. La parole permet le respect de tous dans l’égalité, de définir ensemble les moyens, d’adhérer aux enjeux et d’accepter librement la démarche de la communauté.
Le président, souvent le plus ancien de la confrérie, donne la parole à tour de rôle à qui la demande. Personne ne doit élever la voix ou couper la parole à un interlocuteur. Les propos tenus en confrérie ne doivent pas être répétés à l’extérieur.
Respect des décisions et des personnes
Tout confrère qui impose une décision sans en référer à la confrérie, ou qui la place devant le fait accompli, reçoit un avertissement. En cas de récidive, il est exclu. Il en va de même pour celui qui ne respecte pas délibérément les décisions collectives.
Le mépris, les insultes, les vexations et les paroles blessantes ne sont acceptés ni dans la confrérie, ni dans un autre lieu sacré, ni dans aucun autre lieu.
La discipline est librement consentie. Elle est acceptée par les confrères parce qu’ils comprennent clairement l’importance et le sérieux de leur rôle.
Chant, liturgie et accueil
Dans une confrérie, les chanteurs sont d’abord et avant tout des confrères. Par le chant, ils apportent une force toujours nouvelle à la prière de tous. La confrérie recueille et perpétue les chants du village, dans le respect de leur esprit et de la tradition liturgique.
Elle aide et accueille les autres confréries et les reçoit dignement. Chaque confrérie commande chez elle et organise ses cérémonies comme elle l’entend.
La confrérie participe à la vie religieuse en accord avec le prêtre de la paroisse. Elle apporte son aide aux plus démunis et développe une action caritative.
Recrutement et intronisation
Le recrutement est une décision collective. Aucun confrère ne peut décider seul de recruter un nouveau membre. Les confrères se réunissent pour examiner le cas du postulant ou de la personne parrainée.
Le futur membre doit être baptisé ou désirer l’être, être de bon conseil et de bonne volonté, et ne pas être coutumier des scandales. L’entrée peut être envisagée dès l’âge de quatorze ans. Le novice porte l’habit blanc pendant un temps afin de découvrir le travail de la confrérie, de prendre connaissance des statuts et de les accepter.
L’intronisation a lieu lors de la messe du 15 août ou de la Saint-Antoine-Abbé.
Assemblée générale et désignation des officiers
La confrérie prend ses décisions lors de son assemblée générale. Les officiers sont désignés le jour de la Saint-Antoine-Abbé, au plus près des règles anciennes : les noms sont tirés au sort. Le premier nom désigne le prieur, puis viennent le second prieur, le sacristain et le massaru.
Le capu cantore ou guvernatore, le cancelieru et le secrétaire ne sont pas attitrés ; ils sont désignés par le prieur selon les besoins.
Les fonctions au sein de la confrérie
U Priore · Le prieur
Il représente la confrérie et doit toujours avoir une conduite digne. Il parle en son nom, mais ne peut décider pour elle. Relais entre la compagnie, les civils et les autres confréries, il accueille dans l’oratoire et représente la communauté à l’extérieur. Il veille au bon fonctionnement de la compagnie, fait appliquer ses décisions, distribue les rôles lors des cérémonies, maintient l’égalité entre les membres et œuvre à son développement.
Le second prieur
Il assiste, soutient et conseille le prieur, et le remplace en son absence.
Le sacristain
Il sonne les offices, entretient, nettoie et décore l’oratoire. Il prépare les livres, allume les cierges et les lampions, et veille à ce que la vasque d’eau bénite soit toujours pleine. De son sérieux découle l’honneur de la confrérie, et il en acquiert mérite auprès de Dieu.
U Massaru · Le trésorier
Il tient des comptes détaillés et ne fait aucune dépense sans l’accord de la confrérie. Il veille au paiement des cotisations, au développement des finances et à la sustentation des membres lors du Sépulcre et des autres cérémonies.
U Secretariu · Le secrétaire
Responsable des écrits, il prend en note les propos de chaque intervenant et les fait vérifier. Il transcrit les procès-verbaux sur les deux cahiers de la confrérie : l’un reste à la Casazza, l’autre est conservé par le secrétaire.
U Guvernatore · Le premier chantre
Nommé par le prieur pour chaque office, il a la charge des chjame et des chants.
U Cancelieru · Le maître de cérémonie
Lors des processions, il dirige les membres de la confrérie et les fidèles.